Gouvernement Castex I: une boursouflure ministérielle périlleuse

Qu’Emmanuel Macron trahisse sa promesse d’un gouvernement resserré, rien d’original. Il suit le renoncement de ses prédécesseurs, comme lui acquis à l’efficacité des équipes ramassées avant de vanter, sans souci de cohérence, la force du nombre. Que le Président enterre d’une même pelletée les cabinets rétrécis laisse dubitatif les seuls initiés : cet abandon marque pourtant l’incapacité des ministres de s’appuyer sur une haute administration trop autonome. Non, le plus gênant, c’est ce que le gouvernement Castex I et ses 42 membres révèlent aux Français : le double discours du Premier ministre.

Jean Castex se dit « homme des territoires », mais il renforce le pouvoir central – la congestion plutôt que la déconcentration ? Il critique les défaillances de l’Etat, mais il menace d’aggraver la fatigue administrative par la multiplication des portefeuilles, source de couacs interministériels et de surenchères réglementaires. Il s’adresse au « bon sens » des gens, mais il préfère, au « pack de mission », la mêlée des sensibilités, des parités et autres susceptibilités à ménager dans la perspective de 2022. Pas sûr que...

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