«Gérer la dette du virus». La tribune de Vincent Champain

Face à un virus mal connu, fortement contagieux et d’une mortalité significative, notamment aux âges les plus élevés, une seule décision s’imposait : bloquer la progression le plus vite possible. Et il en coûtera : d’un côté, un nombre de victimes qui pourrait atteindre 10 000, et de l’autre un coût final estimé à au moins 3 milliards par jour de confinement. Personne ne plaidera évidemment à réduire le second s’il y a un risque d’augmenter le premier.

Pourtant, tous les pays sont régulièrement soumis à ce type de choix quand ils décident de réaliser ou non certaines dépenses de prévention, d’équipement de sécurité ou d’investissement dans le système de santé. Ils le font alors en fonction de critères multiples, dont l’efficacité de ces dépenses à réduire la mortalité. Ce sont des décisions difficiles et complexes.

Pour en donner une vision simplifiée, on peut les résumer en un chiffre : la valeur statistique de la vie (VSL). En France ce montant est estimé entre 2 et 3 millions d’euros. Cela signifie notamment que si l’on choisit de dépenser largement plus que ce montant pour sauver une vie, alors le bilan humain...

Vous aussi vous avez un peu de temps devant vous ? Profitez de 30 jours d'essai gratuit à Prime Video pour voir et revoir tous les films et séries préférés.

Vidéo : Bug à la pompe essence : le carburant est gratuit !