En bousculant le verbe académique, Frédéric Dard, cet auteur prolifique de romans noirs, a fait voyager ses lecteurs par mots et merveilles avec un engouement populaire unique
Frédéric Dard : San-Antonio aurait 100 piges !

« Le bon Dieu a rempli son contrat avec moi », disait-il. Et pourtant, on aurait cru Frédéric Dard immortel, lui qui a mis son point (ou poing ?) d'honneur à ne jamais en être un… d'immortel. Deux ou trois fois par an, il livrait avec la régularité d'un coucou suisse ces San-Antonio dont on se délectait à petites lampées, comme un élixir d'humanité polissonne. La mort, qu'il tenait pour « une vieille copine un peu chiante, mais pas mauvaise dans le fond », a donc réglé son compte, quelques jours avant ses 79 ans, à ce boulimique du ruban machine, créateur d'une œuvre gigantesque de près de 300 titres. Celui qui revendiquait être un auteur accessible, à portée de main quand on va prendre un train, a libéré la littérature policière de ses conventions. Avec un langage fleuri issu de l'école buissonnière, il a élevé le calembour, la contrepèterie, les néologismes croquignolets et le hors-piste textuel au rang des beaux-arts !

Frédéric Charles Antoine Dard voit le jour à Jallieu (aujourd'hui Bourgoin-Jallieu) dans l'Isère, le 29 juin 1921. Il est le premier enfant de Francisque Dard, un artisan du cuivre, et de Joséphine Cadet, une fille...

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