Entre les deux pays, à la fois très proches et subtilement différents, les incompréhensions sont nombreuses. Le traité du Quirinal, signé vendredi 26 novembre pour renforcer la coopération entre Paris et Rome, permettra de créer des mécanismes pour désamorcer les crises, ainsi que des systèmes de convergence.
France-Italie : renforcer une évidente proximitéAFP

Editorial du « Monde ». La chorégraphie a été parfaitement exécutée et il ne manquait rien, pas même l’émotion. Vendredi 26 novembre, à Rome, le président français, Emmanuel Macron, et le président du conseil italien, Mario Draghi, ont procédé à la signature d’un traité liant les deux pays. Puis, côte à côte, les avions de chasse de la Patrouille de France et les Frecce tricolori italiennes ont survolé la ville, mêlant les couleurs des deux drapeaux tricolores.

Les quatre années de gestation de ce traité du Quirinal ont été tout sauf paisibles : de juin 2018 à août 2019, sous le premier gouvernement Conte, alliant deux formations eurosceptiques, le Mouvement 5 étoiles (antisystème) et la Ligue (extrême droite), Paris et Rome ont même semblé plus loin que jamais l’un de l’autre.

Mais, vendredi, ces souvenirs étaient oubliés. L’ancien chef politique du Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio, qui, en février 2019, avait rendu visite à des « gilets jaunes » à Montargis, défiant Emmanuel Macron, figurait parmi la délégation italienne en tant que ministre des affaires étrangères.

Le poids des non-dits

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