Le football vacille sous l'effet de l'épidémie, révélant ses dérives et aggravant le divorce avec ses publics, écrit notre chroniqueur Jérôme Latta.
Football : « Sous la crise économique, une crise de foi »

Les footballeurs ne sont pas seuls à sembler prématurément épuisés, cette saison : il y a dans l’air une lassitude générale qui ne tient pas seulement aux circonstances de la pandémie, mais que la pandémie révèle. Comme si elle avait aussi déclenché une prise de conscience. Le football règne, mais le roi est nu. Il finit par déplaire à ses sujets.

Bien sûr, les conditions si singulières de la poursuite des compétitions sont de nature à déprimer ceux pour qui le football est une passion, à commencer par le public des stades, depuis les ultras jusqu’aux habitués des loges : toutes les personnes enclines à se déplacer pour assister, au sein d’une foule, à une rencontre. Ou à se retrouver, ailleurs, pour la regarder ensemble.

L’addiction sans le plaisir

Quand le football a disparu des écrans, on en a pâti mais on en a pris son parti : il y avait plus grave. Son retour sous forme d’ersatz ne ranime pas la flamme. Au mieux, il fournit un substitut – Subutex plutôt que Subbuteo – qui suggère que l’addiction a supplanté le plaisir. Le nombre de matchs pour lesquels on est prêt à vibrer a considérablement...

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