Rien n'est écrit. Certains lecteurs verront dans cette phrase un poncif du journalisme politique. Il n'empêche : la rentrée laisse présager de nombreux coups de théâtre. Et c'est tant mieux : une partie du pays aspire sans doute à échapper au duel Macron-Le Pen dont on nous prédit depuis des mois le retour.
Flottement, morcellement… À 200 jours du premier tour de la présidentielle, tout peut arriver

Il a suffi de trois petites semaines de rentrée pour faire voler toutes les mini-certitudes que l’on pouvait nourrir sur la 12e élection présidentielle sous la Ve République. Le paysage politique n’est plus congelé, le second tour n’est plus assigné, en résumé, la marche vers avril 2022 est lancée, sous l’ombre menaçante des crises climatique, géopolitique, démocratique, sanitaire et sociale.Signe coutumier du début de campagne : la fragilité retrouvée de Marine Le Pen. Sauf que, cette fois-ci, la candidate du RN, marquée par son échec aux régionales, ébranlée par la poussée destructrice d’Éric Zemmour, n’est même plus assurée d’être présente au second tour. Et cette simple hypothèse rebat entièrement les cartes. Il ne suffira peut-être plus d’être « l’autre » face à la candidate du RN pour s’installer ou rester à l’Élysée. Un espace pourrait se dégager, face à Emmanuel Macron, pour un troisième homme.À LIRE AUSSI : Jadot contre Rousseau : suspense avant le second tour de la primaire écoloMais qui ? « Ce qui surprend, c’est l’impossibilité des Républicains à profiter de la crise au RN. Xavier Bertrand porte d’ailleurs une responsabilité majeure en ayant refusé de participer à une...

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