"Je pense que les Maliens ont en eux la ressource pour se reconstruire, avec notre soutien à la fois militaire et sur le plan des projets et du développement" mais "il faut que les choses se construisent en bon ordre", soutient le président de l'association Solidarité Défense.
Fin prochaine de l'opération Barkhane : "Il faut éviter l'improvisation", met en garde l'ancien secrétaire d'État Jean-Marie Bockel

"Il faut éviter l'improvisation, il faut que les choses se construisent en bon ordre", a réagi vendredi 11 juin sur franceinfo Jean-Marie Bockel, ancien secrétaire d'État chargé de la Défense et des Anciens Combattants de 2008 à 2009 et président de l'association Solidarité Défense, alors qu'Emmanuel Macron a annoncé jeudi la "fin de l'opération Barkhane en tant qu'opération extérieure" au Sahel. Selon lui, il faut aussi que "les responsables maliens, quels qu'ils soient, comprennent qu'ils ont aujourd'hui une responsabilité, ou bien ils seront progressivement emportés par le chaos". Jean-Marie Bockel a perdu un fils dans un crash d'hélicoptère au Mali en 2019. "Je ne pense pas qu'on puisse se substituer à un peuple souverain pour construire son bien à la place de lui-même", a déclaré Emmanuel Macron jeudi.

franceinfo : Huit ans après l'arrivée de l'armée française au Mali, le président a donc annoncé le retrait de l'opération Barkhane. Comment réagissez-vous aux annonces d'Emmanuel Macron ?

Jean-Marie Bockel : Cette annonce d'un départ progressif était attendue depuis longtemps. Toute la question maintenant, c'est le comment. Le fait qu'elle...

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