Les uns après les autres, les partis politiques français entrent en agonie, note notre éditorialiste Jacques Julliard. Les candidats potentiels du parti des Républicains à la présidence ont même, par des voies différentes, choisi de le quitter pour tenter leur chance. Comme si l'appartenance à un parti n'était plus un atout, et était même devenue un handicap.
Fin des partis politiques : "il faut inventer de nouvelles formes de participation populaire"

Les uns après les autres, les partis politiques français entrent en agonie. Celui qui fut le plus puissant au lendemain de la guerre, le Parti communiste, n’a pas résisté à l’effondrement de l’Union soviétique. Le Parti socialiste, quant à lui, a été emporté par la crise planétaire du système social-démocrate, à quoi est venu s’ajouter le comportement suicidaire des « frondeurs » pendant la présidence de François Hollande. Songez qu’en novembre 1946, au faîte de leur puissance, les deux partis, que l’on qualifiait alors de « marxistes », réunissaient ensemble 46 % des suffrages. Ils en sont aujourd’hui à 8 % dans les intentions de vote…À droite, enfin, dernier avatar d’un parti longtemps dominant qui se nomma RPF sous la direction du général de Gaulle, puis UNR, puis UDR, transformé en RPR par Chirac et en UMP par Sarkozy, le parti Les Républicains, aujourd’hui tiraillé entre le macronisme et l’extrême droite, ne va guère mieux, alors que la case du centre droit, qui est normalement la sienne, est devenue la plus attractive de tout le paysage politique national.Mouvements et leadersOn a longtemps dit qu’il était impossible de se faire élire président de la République sans le...

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