La mission d'inspection des dysfonctionnements autour du féminicide de Mérignac vient de rendre ses conclusions, tandis que le procès d'une autre affaire, celle du meurtre de Julie Douib, s'est ouvert. Franceinfo fait le point sur ce qui continue d'entraver la lutte contre les féminicides conjugaux.
Féminicides : pourquoi les mesures engagées ne suffisent pas encore à faire reculer le nombre de passages à l'acte

Julie Douib était le 30e féminicide conjugal en 2019, Chahinez Boutaa le 39e en 2021. Derrière ces chiffres, une réalité perdure en France : les femmes continuent de mourir de la main de leur partenaire ou ex-partenaire. Cent quarante-six en 2019, 90 en 2020 et déjà plus de 50 cette année, selon le décompte non officiel de l’association NousToutes.

Un Grenelle s’est pourtant tenu en 2019, avec un arsenal de mesures adoptées. Certes, il faut du temps pour en voir les effets, notamment en ce qui concerne le volet qui concerne l'éducation sur le principe d'égalité entre les sexes. Les confinements liés à la crise du Covid-19 ont aussi aggravé les violences intrafamiliales. Pour autant, au-delà de ce contexte conjoncturel, des difficultés systémiques sont pointées par les différents observateurs, associations, magistrats et policiers.

Alors que la mission d’inspection des dysfonctionnements autour du féminicide de Mérignac vient de rendre ses conclusions et que le procès du meurtrier de Julie Douib s’est ouvert jeudi 10 juin, franceinfo se penche sur les principaux points d’achoppement.

Parce qu’il manque toujours des moyens humains

Les violences...

Préparer sa retraite ? Retrouver un emploi ? Découvrez l'accompagnement de nos formateurs !