Les arrestations se multiplient ces dernières semaines au sein de cette mouvance qui compterait près de 3 000 militants. Franceinfo s'est penché sur une nébuleuse très composite, bien décidée à imposer ses thèses xénophobes et complotistes dans la campagne présidentielle. 
Face à l'ultradroite, le spectre d'un "Anders Breivik français" inquiète les autorités

Mercredi 10 novembre, 19h30. Hervé* dîne dans un restaurant du centre de Paris pour fêter l'anniversaire d'un ami. L'ambiance est festive, quand soudain, l'un des invités lui assène par surprise de violents coups de poings. Résultat : traumatisme crânien avec une plaie de sept centimètres au niveau du cuir chevelu, la main droite fracturée et 10 jours d'ITT. "Ce mec, qui a basculé dans le complotisme hard depuis dix ans, aurait pu me défigurer, voire me tuer, d'après les médecins. Je pensais bien qu'un jour cette violence induite par le complotisme me toucherait, mais je ne pensais vraiment pas à cela", raconte, encore sonné, ce journaliste spécialisé dans les thèses conspirationnistes portées majoritairement par l'ultradroite.

Jade Dousselin, son avocate, a saisi le parquet de Créteil (Val-de-Marne). Mais la pénaliste veut aller plus loin. "J'ai demandé une enquête de personnalité, car il ne s'agit pas d'un gars qui pète un câble comme ça dans un bar", estime-t-elle.

"Pour moi, c’est un individu qui avait prémédité son acte."

Jade Dousselin, avocate pénaliste

à franceinfo

"Depuis le procès de l'OAS en octobre dernier et surtout depuis que la...