MONDE DE DEMAIN - Devant l'urgence climatique, ils proposent d'utiliser des technologies moins gourmandes, et surtout plus simples que les promesses sophistiquées de la high-tech. Difficile de savoir combien ils sont en France, mais une chose est sûre : le mouvement gagne du terrain.
Face à la course à l'innovation, un futur plus souhaitable passe-t-il (paradoxalement) par le "low-tech" ?

Ils délaissent les métaux rares pour des matériaux recyclés, la programmation informatique pour le bricolage, la performance pour la robustesse, la réalité virtuelle pour la réalité tout court. Exit la high-tech sophistiquée et polluante, place aux basses technologies, aka le "low-tech". Face à l'hypothèse d’un effondrement de la civilisation industrielle, de plus en plus d’experts préconisent d’utiliser des technologies moins gourmandes, et surtout plus simples. "Il ne s'agit pas d’être pour ou contre l’innovation technologique, mais d’être capable d’en discuter calmement. Et, parfois, d’y renoncer", plaide auprès de LCI Philippe Bihouix, ingénieur centralien et auteur de L'Âge des low-tech : vers une civilisation techniquement soutenable (Seuil, 2014). 

Pour ces apôtres de la sobriété énergétique, la course à l'innovation nous envoie droit dans le mur. Et la transition énergétique ne peut se faire qu'au travers des technologies (...)

Vidéo : Bug à la pompe essence : le carburant est gratuit !