Faute de temps, police et gendarmerie ne s'occuperont désormais plus d'accompagner les détenus entre prison et tribunal. Un changement qui inquiète. 
Extractions judiciaires : l'administration pénitentiaire remplace policiers et gendarmes pour ces opérations sous tension

C'est un moment très risqué, celui dans le parcours d'un détenu durant lequel le risque d'évasion est le plus important. Les extractions judiciaires étaient jusqu'à ce lundi 4 novembre assurées par les forces de l'ordre. Mais, faute de moyens, policiers et gendarmes seront désormais déchargés, remplacés par des membres de l'administration pénitentiaire.

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Des dizaines de milliers d'extractions judiciaires sont réalisées chaque année, 63 779 en 2017 selon les derniers chiffres disponibles. Le transfert de compétence a pris du temps, il a commencé en 2011, région par région. À partir de ce lundi matin, c'est le cas partout en France.

Un système pas encore complètement rôdé

Les problèmes ont commencé dès le début du transfert de compétence. Il n'y avait alors pas eu suffisamment d'effectifs basculés à l'administration pénitentiaire. Des centaines d'extractions judiciaires n'avaient alors tout simplement pas pu être réalisées. Fin 2016, c'est carrément une mission sur cinq qui a été annulée faute de...

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