Près de 200 policiers ont évacué ce vendredi une cinquantaine de consommateurs de crack des jardins d'Éole, dans le 18ème arrondissement de Paris, vers un terrain près d'Aubervilliers de l'autre côté du périphérique, provoquant le soulagement des Parisiens et la colère des Albertivillariens.
Évacuation des consommateurs de crack de Paris vers Aubervilliers : "Ils déplacent les choses pour s'en laver les mains", déplorent des riverains

Les riverains des jardins d'Éole sont nombreux à assister à l'évacuation vendredi 24 septembre. Pour eux, c'est la fin d'un cauchemar qui a duré plusieurs mois. Ils décrivent la saleté, les agressions. "J'ai deux petites filles, une de 17 ans, une de 21 ans. Je ne les vois plus depuis trois mois parce qu'elle ne veulent plus venir ici, elles ont peur", confie Giselle qui habite rue d'Aubervilliers. Elle se dit "énormément" soulagée : "Ce soir, j'invite mes amis et on prend le champagne. Parce que vraiment, là, il faut fêter ça."

Je ne veux pas être égoïste, je sais qu'on va les déplacer d'un côté pour les mettre d'un autre. Ce n'est pas une solution, mais nous, on va respirer.

Giselle, riveraine des jardins d'Éole

à franceinfo

Cette habitante résume parfaitement la situation : le problème est déplacé, et c’est aussi ce que déplore le premier adjoint à la maire de Paris, Emmanuel Grégoire qui aurait préféré qu’un accompagnement médico-social soit proposé aux toxicomanes. "D'un côté, c'est un soulagement pour ce quartier qui a trop longtemps souffert et nous ne pouvons que nous réjouir que les riverains retrouvent un peu de sérénité. Mais de...

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