Après la mort de George Floyd, des manifestants antiracistes ont appelé à « dé financer », voire à « abolir » la police américaine. Pourtant ce slogan s'est heurté à une hostilité de la part de nombreux élus, y compris Joe Biden. Qu'en est-il un an plus tard ?

Dans le sillage du mouvement Black Lives Matter, l’institution policière américaine a été mise en cause dans sa totalité. À Minneapolis, où est décédé George Floyd, le 25 mai dernier, la ville avait souhaité réduire les budgets de la police, en anglais « defund the police ». En clair, il s'agissait de rediriger les moyens financiers vers d'autres organismes gouvernementaux. Ces 40 dernières années, le budget alloué à la police aux États-Unis a triplé, atteignant 115 milliards de dollars en 2017, selon le média Bloomberg.À LIRE AUSSI : Violences policières aux États-Unis : la grande loi toujours en attenteEn dépit de cette hausse structurelle, le mouvement antiraciste peut se targuer de quelques victoires. Selon le site d’enquête TruthOut, au moins 20 grandes villes américaines ont réduit les budgets de police à hauteur de 840 millions de dollars. Parmi ces fonds, 160 millions ont été redistribués notamment pour faciliter la réinsertion des délinquants. À Minneapolis, épicentre de la contestation, les pourparlers sont encore en cours. Finalement un an après le début des revendications, la volonté de réduire les financements de la police reste limitée. Au début du mois de mars, une...

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