Ripou, maître chanteur, espion sans scrupule, les qualificatifs ne manquent pas pour désigner l'ancien commissaire devenu détective privé José Manuel Villarejo. Aux côtés de 26 présumés complices, il s'assoit aujourd'hui sur le banc des accusés pour un méga procès qui fait trembler les hautes sphères de l'Espagne.
Espagne : le flic véreux qui fait trembler les puissants

« On ne m’a pas traité comme un présumé délinquant mais comme un ennemi public qu’il faut exterminer. » En liberté surveillée depuis mars dernier, après trois ans de prison préventive, l'ex policier espagnol José Manuel Villarejo, 71 ans, visage caché par des lunettes noires, masque anti-Covid et béret enfoncé sur un crâne chauve, avait depuis longtemps préparé les premiers mots de sa défense. Accusé de corruption, de blanchiment de capitaux et d’appartenance à une organisation criminelle, l'homme qui se présentait devant le tribunal risque en effet lors de ce premier procès quelque 109 ans de prison pour plusieurs affaires de corruption et de chantage.Reste que pour cet homme longtemps persuadé d'être immunisé de toute attaque en justice, la fin de l'histoire est encore loin d'être écrite. Car dans la chronique d'une chute annoncée, le bonhomme pourrait bien entraîner du (beau) monde avec lui.Faire chanter les maîtres chanteursIl faut dire que le sulfureux commissaire, qui a travaillé pendant plus de dix ans à son compte comme détective privé à la tête d’une quarantaine de sociétés, a des arguments à faire valoir. Notamment des milliers d’heures d’enregistrements...

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