Le fonds "Oyneg Shabes" n'avait pas encore livré tous ses secrets. Après trois jours d'introspection dans une partie des archives jamais exploitées à ce jour, Georges Didi-Huberman a rédigé son dernier essai. Un pur bijou, magistral et émouvant.
"Eparses" : une bouleversante plongée du philosophe Georges Didi-Huberman dans des archives inexplorées du ghetto de Varsovie

Le point de départ est un miroir dans lequel se voit un philosophe en train de pleurer. Après ces quelques jours passés aux archives de l’Institut historique juif de Varsovie, Georges Didi-Huberman rentre remué par ce qu’il vient de parcourir : un vaste corpus d’images et de papiers issu du fonds "Oyneg Shabes", du nom de ce groupe dirigé par Emanuel Ringelblum, un historien qui, pendant les derniers jours du ghetto de Varsovie, récupère sans relâche les moindres témoignages, photos, etc…, et les enfouit dans des boîtes métalliques, elles-mêmes enterrées dans le sous-sol d’une école clandestine, à destination des générations futures. Nombre de ces documents épars n’avaient toujours pas été exploités jusqu’à aujourd’hui. Une incroyable capsule de temps transformée en pépite par Georges Didi-Huberman.

Une obsession : témoigner

Dans l’avion qui le ramène de Varsovie, Georges Didi-Huberman sent ses larmes monter, et se dit qu’il ne peut, à son retour, que "les faire redescendre au miroir de la page blanche". Quelques mois plus tôt à Paris, un homme qu'il ne connaît pas, Rafal Lewandowski, est venu lui révéler qu’un vaste corpus...

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