Une photo du visage lourdement tuméfié de la championne de judo Margaux Pinot a créé l'émoi sur les réseaux sociaux. Elle accuse son ex-compagnon Alain Schmitt de graves violences à son encontre. Jugé en comparution immédiate, ce dernier a été relaxé. Le parquet a fait appel. Jeudi, par conférences de presse interposées, les deux judokas ont confronté leurs versions des faits. Deux versions irréconciliables..
Entre la judoka Margaux Pinot et son entraîneur Alain Schmitt, la guerre des versions

Paris, avenue Frieland. La championne de jugo Margaux Pinot s'avance, ce 2 décembre, devant une haie de caméras, un cocard sous chaque œil. Son visage est tuméfié : des ecchymoses, des griffures, une fracture au nez. Il porte les mêmes blessures que celles qui apparaissent sur la photo qui a causé un fort émoi sur les réseaux sociaux la veille. Mercredi 1er décembre, sur son compte Twitter, la sportive a raconté l’« agression » qu’elle dit avoir subie de la part de son entraîneur et ex-compagnon, Alain Schmitt, dans la nuit du 27 au 28 novembre. « J'ai été insultée, rouée de coups de poing, ma tête a été frappée au sol à plusieurs reprises. Et finalement étranglée », a-t-elle accusé. Selon la judoka, l'homme l'aurait passée à tabac lors d'une altercation survenue à son domicile, en Seine-Saint-Denis. C'est une voisine, chez qui elle s'est réfugiée, qui a prévenu la police. Alain Schmitt a alors été interpellé. « J'ai cru mourir (...) J’ai plusieurs blessures dont une fracture au nez et 10 jours d’interruption temporaire de travail. Aujourd'hui la justice a décidé de le relaxer », a poursuivi la championne. Jugé en comparution immédiate mardi soir, Alain Schmitt, contre qui le...