La demande chinoise de ce bois précieux encourage depuis des années son exploitation forestière illégale à travers toute l'Afrique de l'Ouest.
En Sierra Leone, la crise due au coronavirus stoppe net le trafic de bois de rose vers la Chine

Le silence s'est installé et plus aucun trafiquant chinois à la ronde. Pourtant, mi-mars 2020, la piste menant au parc national Outamba-Kilimi était encore le théâtre d'un énième chargement de grumes de bois de rose à bord de camions à benne. Destination finale : la Chine. Un commerce illégal qui dévaste les forêts ouest-africaines.

La demande chinoise s'est effondrée

Aujourd'hui, les camions sont vides, garés à côté de tas de bois recouverts d'une épaisse poussière. Les bûcherons clandestins désœuvrés boivent du thé et fument de la marijuana dans des cabanes au bord de la route. Autour d'eux, des terres nues dues aux abattages des arbres.

La pandémie de coronavirus, partie de Chine, bouleverse la marche du monde comme elle perturbe les commerces mafieux. Ainsi, l'effondrement de la demande chinoise en bois de rose a entraîné un arrêt brutal de l'exploitation forestière illégale dans cette région luxuriante du nord de la Sierra Leone.

Aucun Chinois ne vient plus ici

Un bûcheron clandestin

à Reuters

D'habitude, "ils sont les seuls à venir ici et à nous aider en achetant ce que nous coupons", explique à Reuters Ishmael Sessay, qui récolte...

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