Les Iraniens en sont pour beaucoup convaincus. Des médecins en ont été témoins. La maladie était là et tuait déjà dans le pays avant que les autorités ne reconnaissent, le 19 février, les premiers cas. Les photographes du collectif Middle East Images racontent, vus de l'intérieur, les derniers mois d'un nouvel épisode chaotique en Iran.
En Iran, un peuple ravagé par l’épidémie, les mensonges et les sanctions reprend son activité

Le Guide suprême Ali Khamenei voulait des rues pleines de monde pour la fête anniversaire de la fondation de la République islamique, le 11 février. Et une participation importante aux élections législatives du 21 février. Rien de cela n’est arrivé, mais les cas de Covid 19 se sont, eux, multipliés. Il est devenu impossible de nier l’évidence : le virus se propageait en Iran, appelé à devenir un de ses principaux foyers mondiaux dans les premières semaines de pandémie. Des officiels sont atteints, les uns après les autres. Le pouvoir minimise son impact, mais l’épidémie s’installe dans la vie des Iraniens, malgré les promesses du président Hassan Rohani qui avait d’abord assuré que la question serait réglée rapidement puis dénoncé un « complot ennemi ».

La confusion

Début mars, la confusion règne. Faut-il fermer les sanctuaires religieux ? Dans la cité sainte de Qom, épicentre de l’épidémie, le sanctuaire de Fatima Masoumeh accueille encore les pèlerins. Des membres du clergé, liés au pouvoir, résistent. Ils finiront par se plier aux demandes du gouvernement qui se trouve confronté à un autre dilemme. Imposer...

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