Emploi: les premières victimes du coronavirus

Mêmes causes, mêmes effets. Annoncée jeudi par l’Insee, la forte baisse du taux de chômage, à 7,1 % en moyenne au deuxième trimestre, s’explique comme la précédente : les statisticiens définissent comme chômeur une personne sans emploi, qui cherche activement un travail et est disponible rapidement pour l’occuper. Autant dire que les deux dernières conditions sont difficiles à remplir lorsque des pans entiers de l’économie sont à l’arrêt (restauration, sport, spectacle, bâtiment, transport, etc.) et qu’il est pour ainsi dire interdit de sortir de chez soi. Or le confinement s’est prolongé sur la moitié de la période concernée... D’ailleurs, en juin, alors que les Français retrouvaient partiellement leur liberté, le taux de chômage s’envolait déjà à 8,1%, soit 0,5 point de plus en un an. Et ce, avant même la « vague » de licenciements redoutée : il s’agit surtout, à ce stade, de CDD et contrats d’intérim non renouvelés, ou de jeunes peinant à décrocher leur premier job. Cela laisse entrevoir à quel point la crise sanitaire et économique due au coronavirus va rendre les prochains mois difficiles.

Ils le sont déjà,...

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