Dans la cité phocéenne, les opérations de vote des élections départementales et des régionales ont été marquées par une litanie de dysfonctionnements inédits par leur ampleur.
Élections régionales et départementales : couacs en série dans l'organisation à Marseille

Martine, retraitée de la Régie des transports marseillais, encartée au PCF et militante CGT, tient un bureau de vote depuis trente ans. Mais pas cette année. « Pendant les précédents scrutins, au moment du dépouillement, je n’en pouvais plus de voir s’accumuler les bulletins d’extrême droite, raconte-t-elle à Marianne. Alors pour éviter d’avoir encore le moral à plat, j’ai décliné. »Partageant ou non ses motivations, un certain nombre d’assesseurs et de présidents de bureaux de vote ont fait le même choix ce dimanche 20 juin. « Il y a dix ans, ajoute Martine, le président du bureau n’était pas venu, et nous n’avions pas non plus d’enveloppes. C’était tellement dingue que les médias locaux en avaient parlé. Mais là, c’est juste incroyable ! » À tel point que l’affaire ferait presque passer au second plan le score de Thierry Mariani, seul candidat RN arrivé en tête à l’issue du premier tour avec 36,38 % des voix.Légalement, chaque bureau est composé d’un président, d’au moins deux assesseurs et d’un secrétaire, tandis qu’au moins deux d’entre eux doivent assurer une permanence. Faute de disposer de l’encadrement suffisant, mais parfois aussi de matériel électoral, 35 bureaux de vote...

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