Auréolé de sept Goya, l'équivalent de nos César, plus haute récompense du cinéma espagnol, "El Reino", de Rodrigo Sorogoyen ("Que Dios Nos Perdone"), met le doigt sur la corruption politique en Espagne. Comme un peu partout dans le monde, ce fléau a quelque peu bousculé récemment la péninsule ibérique. Antonio de la Torre dans le rôle principal est remarquable, tout comme l'est "El Reino". 

De la politique à l’homme

Les procès à répétition pour corruption politique ont secoué l’Espagne ces dix dernières années, tous partis confondus. Le réalisateur Rodrigo Sorogoyen s’en empare dans une fiction qui nous plonge au cœur d’un système bien huilé qui ne se réduit pas à la seule péninsule ibérique. Il en décrypte tous les tenants et aboutissants au rythme d’un thriller politique haletant.

Publicité

Manuel Lopez Vidal, cadre régional de son parti est sur le point d’en rejoindre la direction nationale quand il est rattrapé par la justice pour avoir trempé dans un vaste système de corruption. Fusible idéal pour protéger le parti, il se refuse à porter le chapeau et menace de dénoncer tous les cadres impliqués dans cette affaire. Il manœuvre alors avec son avocat et une journaliste pour la faire éclater au grand jour.

Publicité

Rodrigo Sorogoyen poursuit dans la veine d’un cinéma politique espagnol après "Que Dios Nos Perdone" (2017). Il y mélangeait alors l’arrivée très politisée du Pape à Madrid avec les crimes d’un serial killer, parvenant à un bel équilibre entre thriller et réflexion citoyenne sur le pouvoir. Un axe qui renvoie aux plus...

Vidéo - Retrouvez ci-dessous notre zapping Actu du jour :