TÉMOIGNAGES - La grève du 5 décembre a un impact sur les transports, et donc sur la présence ou non des salariés au travail. En résultent de multiples histoires, entre débrouillardise et petits arrangements.
Du tribunal à la cantine d'entreprise, choses vues et histoires vécues pendant la grève

"Jusqu’ici, tout va bien !" Il est 6 h 30 ce jeudi 5 décembre. Bonnet sur la tête et buée expirée par la bouche, Julien attend sur le quai de la ligne 1. Pourtant, aujourd’hui, cet avocat avait toutes les raisons de rester calé au chaud chez lui, à travailler de son ordinateur : ses collègues ont appelé à une journée justice morte. Et la grève des transports franciliens rend très tentante la perspective de travailler de chez soi. "Sauf que se tient, du 3 au 6 décembre, un procès devant la cour d’Assises de Nanterre", raconte-t-il. "Et il n’est pas question pour mes clients dont le fils, le frère, a été sauvagement tué, ni pour l’accusé, que ce procès n’ait pas lieu." Julien raconte que pendant deux jours, dans la perspective de cette grève, "le président a mené l’audience tambour battant pour que les policiers, témoins, experts soient entendus. Quatre jurés supplémentaires ont même été désignés pour suppléer des jurés (...)

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