Editorial. La déflagration qui a ravagé la capitale libanaise, les morts, les souffrances et les destructions frappent un pays déjà en état de choc. La solidarité internationale doit s'exercer à plein.
Double explosion de Beyrouth : aider le Liban meurtri

Editorial du « Monde ». L’apocalypse dans un pays déjà à genoux. Aucun mot ne suffit à décrire l’énorme déflagration qui a ravagé Beyrouth, mardi 4 août en fin d’après-midi. Corps ensanglantés, hôpitaux dépassés, immeubles soufflés à des kilomètres à la ronde, voitures défoncées… La catastrophe qui a causé la mort de plus de 100 personnes et en a blessé près de 4 000 autres selon un bilan provisoire, serait, selon le président Michel Aoun, liée au stockage sans précaution dans un entrepôt du port de 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium. Hautement explosif, ce produit, utilisé comme base dans de nombreux engrais azotés, est à l’origine de la catastrophe de l’usine AZF de Toulouse, le 21 septembre 2001.

Les explosions de Beyrouth « ressemblaient à un terrible attentat », a cru pouvoir affirmer Donald Trump après avoir rencontré des militaires américains, contredisant la thèse de l’accident mise en avant par les autorités libanaises. Quelle qu’en soit la cause, le gigantesque champignon orange et gris qui s’est élevé au-dessus du port de Beyrouth évoque implacablement l’implosion d’un système et la...

Faites une action inoubliable : en savoir plus sur le leg Unicef

Vidéo : Bug à la pompe essence : le carburant est gratuit !