Le dispositif, testé en France depuis 2018, a déjà pris en charge 68 personnes à leur sortie de prison.
"Donner un autre sens à la peine d'emprisonnement" : premier bilan du programme Pairs, qui lutte contre la radicalisation à la sortie de prison

Comment gérer les détenus radicalisés qui sortent de prison ? Comment enrayer tout risque de récidive ? L'enjeu est capital et la réponse n'est pas simple. Un nouveau dispositif est testé en France depuis 2018, à Paris d'abord, puis dans plusieurs villes de France (Marseille, Lyon). À Lille, le programme Pairs (pour Programme d'accueil individualisé et de réaffiliation sociale) accueille ses premiers bénéficiaires depuis lundi 21 octobre. Il vise des personnes qui sortent de détention ou qui attendent leur jugement sous contrôle judiciaire.

Depuis an, 68 personnes ont été prises en charge : deux tiers d'hommes et un tiers de femmes, âgés de 19 à 44 ans. La plupart ont été condamnés pour des faits terroristes, sans pour autant faire partie des profils les plus inquiétants. "Ce ne sont pas des personnes qui, au nom de l'idéologie jihadiste, auront donné la mort", explique Jules Boyadjian, l'un des responsables du programme Pairs. "Ce sont des personnes qui sont dans des filières et qu'on va accompagner pour qu'à l'issue de leur peine, elles ne se réinsèrent pas dans ces filières."

La trajectoire radicale jihadiste peut redonner du sens à une...

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