De la Saint-Valentin 2003 à New York, où Dominique de Villepin fit sa fameuse déclaration d'amour à la paix, au récent épisode du « contrat du siècle » cassé par l'Australie, la France est passée en vingt ans de la lumière à l'ombre en matière de diplomatie. Comment ? Pourquoi ? Explications.
Diplomatie : pourquoi le Quai d'Orsay est-il passé de l'excellence à l'effacement ?

À 65 ans et pour sa dernière année d’activité, Philippe Étienne, notre ambassadeur aux États-Unis, peut se targuer d’une royale carrière dans le petit milieu de la diplomatie française. Des postes prestigieux à divers titres, notamment celui d’ambassadeur de France à Berlin, les cabinets ministériels et pendant deux ans un rôle éminent de conseiller diplomatique d’Emmanuel Macron. La crise des sous-marins australiens a propulsé sous les projecteurs cet homme assez discret mais incarnant une sorte d’excellence de la diplomatie française : rappelé à Paris pour consultation le 17 septembre – une première – mais de retour à Washington dès le 29 du même mois. De nos jours, l’orgueil national a ses limites, et il n’a pas manqué de commentateurs pour voir dans ce bref aller-retour une nouvelle illustration des vaines tentatives de maintenir l’illusion de la grandeur.Les mêmes disent préférer un autre épisode, l’intervention de Dominique de Villepin à l’ONU le 14 février 2003 affirmant le refus de s’associer à la deuxième guerre d’Irak, sans que cela ait empêché plus tard le ralliement à des politiques dictées par les diverses administrations américaines. Nicolas Sarkozy en fut un des...

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