Dette: une aliénation française

En addictologie, la dépendance se définit comme la perte de la liberté de s’abstenir. Avec la crise du coronavirus, notre dépendance à la dette publique contribue à aliéner notre avenir. Non que le recours à l’emprunt public, traduction concrète du « quoi qu’il en coûte », soit injustifié pour atténuer une crise d’une violence inconnue – même la rigoureuse Allemagne y consent ! Les taux d’intérêt sont bas et, grâce à la Banque centrale européenne, les Etats ont l’assurance absolue de pouvoir financer leur déficit. Mais la France ajoute désormais à une indiscipline financière assumée une croyance plus dangereuse : la dette serait inoffensive car son non-remboursement sans conséquence.

En somme, preuve serait faite de l’existence de cet « argent magique » qu’Emmanuel Macron dénonçait. Dès lors, à quoi bon s’abstenir ? Des Diafoirus de la créativité comptable proposent ainsi une annulation pure et simple du surplus de dette. Sans se soucier de la spoliation des classes moyennes, ni des dommages sur la confiance. D’autres prestidigitateurs, plus habiles, vendent la martingale de la dette perpétuelle que...

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