Dette publique, CRDS: Houdini à Bercy

C’était une toute petite ponction indolore, un chouïa aspiré sur tous les revenus du travail et de l’épargne, tellement rien qu’on l’avait appelée « contribution » – à deux doigts d’oser « participation aux frais ». Surtout, elle devait mourir en 2009. Nous sommes en 2020 et la CRDS se porte bien : 8 milliards d’euros par an. Plus fort encore, ceux qui ont reçu leur premier salaire en 1996, au moment de sa création par Alain Juppé, auront la joie de la payer jusqu’au moment… de leur retraite. Bruno Le Maire compte en effet prolonger jusqu’en 2042 ce prélèvement. Il servira à éponger la dette publique née de la crise de la Covid, cantonnée dans une structure à part. Comme en son temps la dette de la Sécurité sociale avait été isolée, et la CRDS inventée pour la rembourser.

Ce parallèle dressé par le ministre de l’Economie n’est pourtant pas parfaitement exact. Dans le premier cas, il s’agissait de remettre les compteurs à zéro : promis, juré, plus jamais nous ne financerions nos soins et nos retraites à crédit, le « trou de la Sécu » serait bouché – un succès, rétrospectivement. Cette fois, l’idée est...

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