Une directive européenne reconnaît officiellement le rôle des fonds dans la reprise des entreprises en difficulté. Et comme la finance recherche uniquement la rentabilité, cela favorisera la désindustrialisation du pays. Pendant ce temps, les administrateurs judiciaires demandent toujours plus..
Des tribunaux de commerce toujours plus au service de la haute finance

Depuis le 1er octobre dernier, la France applique la directive européenne du 20 juin 2021 qui donne, selon le cabinet White & Case, tout pouvoir aux créanciers, c’est-à-dire aux fonds, dans la gestion des entreprises en difficulté. « Le privilège de sauvegarde et de redressement est consacré aux bénéfices des créanciers apporteurs de new money, relève le cabinet. Ils pourront même se prononcer sur la proposition de plan » et faire usage « du mécanisme d’application forcée ». En d’autres termes, ils pourront imposer la mise en place des plans de restructuration. Or, la recherche systématique de bénéfices a toujours conduit les créanciers à imposer une baisse de la masse salariale à travers des licenciements massifs.« Cette évolution à l’anglo-saxonne va pénaliser les salariés français qui sont généralement mieux protégés par notre droit social » considère l’avocat Bertrand Biette. On saura, l’an prochain, si cette prophétie de mauvaise augure se réalise car si le nombre de faillites est en baisse cette année, avec 32 000 dépôts de bilan attendus, celui de 2022 devrait repartir à la hausse, avec un nombre de 37 000 sociétés sur le tapis, selon le cabinet Euler Hermès. Toutes les...

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