Alors que le professeur d'histoire-géographie Samuel Paty a été tué il y a un an, des enseignants se sont confiés à « Marianne » sur les difficultés rencontrées dans leur classe face à des élèves prosélytes.

Tout au long de la journée de vendredi, des écoliers, collégiens et lycéens à travers la France ont été invités, à rendre hommage au professeur Samuel Paty, tué il y a un an pour avoir montré en classe des caricatures de Mahomet. Minute de silence, débats en classe, projection de documentaires autour de la laïcité… Les équipes pédagogiques étaient libres de décider du contenu de cet hommage, qui pouvait « prendre la forme d'échange, de discussion », selon le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. Mais qu'en est-il reste de l'année ? Auprès de Marianne, certains professeurs reconnaissent avoir le plus grand mal à contrer la prééminence du discours religieux, parfois chez les plus petits.C'est notamment le cas d'Antoine*. Ce professeur de CM2 de Montreuil a répondu à l'appel à témoignages de Marianne. « Ici, ça commence dès la maternelle. Quand on demande à certains enfants pourquoi ils veulent apprendre à lire, on a déjà cette réponse : "C'est pour pouvoir lire le Coran." » Le professeur rencontre régulièrement des problèmes de prosélytisme dans sa classe, souvent lié au fait que les élèves fréquentent une école coranique les mercredis et samedis.Des problèmes en...

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