L'Institut français des Relations internationales (Ifri) publie une étude sur le rôle des sociétés militaires privées (SMP) russes en Afrique subsaharienne. Moscou marque ainsi discrètement sa présence, sans engagement risqué.
"Des intérêts stratégiques, mais pas de stratégie" : en Afrique, Moscou joue au coup par coup

"Des intérêts stratégiques, mais pas de stratégie"… Ainsi est résumée l’attitude de la Russie vis-à-vis de l'Afrique dans un rapport publié par l'Institut français des Relations internationales (Ifri). Avec la chute du modèle soviétique, Moscou avait brusquement tourné le dos à l’Afrique subsaharienne, laissant le champ libre aux pays occidentaux et surtout à la Chine. Avec la crise ukrainienne en 2014, la Russie, placée au ban des nations, est revenue vers l’Afrique afin de rompre son isolement. Le "grand retour de la Russie en Afrique" est très fantasmé. Le premier et récent sommet Russie-Afrique de Sotchi, en 2019, a fait office d’apothéose, marquant théâtralement le retour aux affaires de Moscou en Afrique.

Mais ce retour, estime Sergey Sukhankin, l'auteur du rapport, est au final très limité, en raison notamment du niveau très bas de ses échanges commerciaux et aussi de son faible soft power. "Le discours russe a pour défaut de se concentrer excessivement sur le rôle joué par l'Union soviétique dans la décolonisation", écrit Sukhankin qui juge ce discours un peu vieilli par rapport aux enjeux du moment.

Mais c’est une nouvelle fois...

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