La justice a reconnu la responsabilité de l'Etat, ainsi que celle de Sanofi et de médecins, dans les effets dévastateurs de l'anti-épileptique Dépakine.Malformations, autisme, troubles..
Dépakine : la justice reconnaît pour la première fois une "carence fautive" de l'Etatabacapress

La justice a reconnu la responsabilité de l'Etat, ainsi que celle de Sanofi et de médecins, dans les effets dévastateurs de l'anti-épileptique Dépakine.

Malformations, autisme, troubles ORL... Pour la première fois, la justice a reconnu la responsabilité de l'Etat, ainsi que celle de Sanofi et de médecins, dans les effets dévastateurs de l'anti-épileptique Dépakine, et l’a condamné à indemniser des familles d’enfants lourdement handicapés.

"L'Etat a manqué à ses obligations de contrôle en ne prenant pas les mesures adaptées et a engagé sa responsabilité", a estimé le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) dans un communiqué.

Il reproche, dans sa décision rendue jeudi, des manquements en matière de police sanitaire et d'informations, notamment dans les notices de ce médicament commercialisé par Sanofi depuis 1967.

A cause de cette "carence fautive", l'Etat est condamné à indemniser les trois familles requérantes, dont cinq enfants aujourd'hui âgés de 11 à 35 ans, lourdement handicapés après l'exposition in utero à la Dépakine. Leurs mères avaient continué à prendre cet anti-épileptique durant leur grossesse, sans se douter des effets irréversibles sur leurs bébés.

Les indemnisations s'élèvent environ à 290 000 euros, 200 000 euros et 20 000 euros par famille, suivant la date de naissance des victimes.

"La faute de l'Etat a été retenue. Il a failli dans la mise en œuvre de sa police sanitaire", a déclaré...

Obtenez gratuitement votre guide mutuelle senior 2020 pour réaliser des économies !

Vidéo : Bug à la pompe essence : le carburant est gratuit !