Depuis des décennies, la France promeut la coopération européenne en termes d'armement et de défense. Elle s'est néanmoins souvent heurtée à des rapports de force difficiles, notamment avec l'Allemagne. Avec l'évolution du contexte international, la question de la politique d'armement française et de son lien avec l'Union européenne revient brusquement sur le devant la scène. "Marianne" a évoqué le sujet avec Joachim Imad, directeur de la Fondation Res Publica.
Défense : "aucun impératif ne justifie la coopération européenne"

Vers une défense européenne ? Cette vieille question revient à la lumière de l'actualité récente, après le retrait chaotique d’Afghanistan, et la rupture par l’Australie du « contrat du siècle » signé avec la France, portant sur la construction de douze sous-marins. Dans le même temps, le montant des livraisons d’armement français a fondu de plus de moitié pour tomber à 4,3 milliards d’euros en 2020 contre 9,9 milliards d'euros en 2019, d’après les chiffres du ministère des Armées.On pourrait y voir un avertissement pour la France qui tente de maintenir sa supériorité industrielle tout en ayant besoin d’un programme d’armement commun et d’une vision au sein de l’UE pour défendre ses intérêts. Pour analyser les enjeux stratégiques et la faisabilité de cette Europe de l’armement, Marianne s’est entretenu avec Joachim Imad, directeur de la Fondation Res Publica, think tank à l'origine d'une note intitulée : « L’Europe de l’armement, vecteur de puissance ou braderie des moyens de notre indépendance ? ».Marianne : Vos travaux pour la Fondation Res Publica fustigent une « européanisation de la base industrielle et technologique de défense française ». D’où vient ce processus ?Joachim...

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