La documentariste Valérie Müller a suivi cinq détenues de la prison des Baumettes, à Marseille, durant les quatre mois de répétitions données par son mari chorégraphe et jusqu'aux représentations en public. Un film profond, au plus près de l'intime, plein de justesse.
« Danser sa peine » : Angelin Preljocaj passe derrière les barreaux

FRANCE 3 - JEUDI 26 MARS À 23 H 25 -  DOCUMENTAIRE

Elles s’appellent Sophia, Sylvia, Annie, Malika, Litale. Elles sont les interprètes du spectacle Soul Kitchen, chorégraphié par Angelin Preljocaj et présenté, en 2019, au Pavillon noir, à Aix-en-Provence, puis au festival Montpellier danse. Elles ont travaillé avec lui et les danseurs Céline Galli et Guillaume Siard, pendant quatre mois, dans le cadre d’ateliers donnés à l’intérieur de la prison des Baumettes, à Marseille, où elles purgent une peine de longue durée.

La réalisatrice Valérie Müller, femme du chorégraphe, a accompagné et filmé les séances de travail et les répétitions de cette pièce hors norme. Le documentaire Danser sa peine, qui a été récompensé du Grand Prix national au Fipadoc 2020 (Festival international de programmes audiovisuels documentaires) de Biarritz, en livre une vision intime et pudique.

« C’est la première fois que je travaille avec des amateurs, explique M. Preljocaj. Les corps de ces femmes sont évidemment différents de ceux des danseuses. Ce sont en plus des corps contraints par la prison, l’incarcération. Il y a des stigmates...

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