Peu de nations résisteraient à un tel traitement. Cuba en souffre chaque jour davantage, d'autant que l'URSS n'est plus là. Pourtant, l'île a encore de beaux restes, dans le domaine de l'éducation ou de la santé.
Cuba pris entre deux blocus

Dans les rues de La Havane, on est habitué à voir de vieilles guimbardes, des chanteurs de salsa, des marchands à la sauvette, mais rarement des manifestants, sauf quand ils ont été invités par le régime à exhiber la vitalité présumée de la révolution. Autant dire que les manifestations contestatrices qui ont eu lieu voici peu marquent un tournant historique, surtout quand les défilés se font aux cris de : « Nous avons faim ! » On est loin de l’époque où un Jean Ferrat vibrant d’enthousiasme chantait : Cuba sí !Le nouveau maître de l’île, Miguel Díaz-Canel, qui a succédé à la dynastie castriste avec pour mission de perpétuer le castrisme sans Castro, a immédiatement accusé les États-Unis de fomenter les troubles. C’est de bonne guerre (idéologique). Mais il en faudra plus pour calmer les citoyens qui paient à la fois la note du Covid (notamment avec l’assèchement du tourisme) et la mise en place de réformes économiques n’ayant pour le moment aucun effet positif.Étranglement systématiqueCertes, la responsabilité des États-Unis est écrasante. Depuis 1962, Cuba est sous le coup d’un blocus qui confine à l’étranglement systématique et qui est une violation avérée des règles...

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