Après l'annulation du « contrat du siècle », portant sur la vente de douze sous-marins à l'Australie, Marianne s'est entretenu avec Vincent Hurel, secrétaire du syndicat CGT à l'Arsenal de Cherbourg, où 500 salariés travaillaient sur la commande.
Crise des sous-marins vue depuis Cherbourg : "notre sous-traitance paiera un lourd tribut"

Marianne : Vous dirigez le syndicat CGT de l’Arsenal de Cherbourg. Comment vos collègues et camarades ressentent-ils cette annulation du contrat australien ? Vincent Hurel : Nos camarades sont déçus et blessé dans leur fierté. Nombre d’entre eux en effet, planchaient dans les bureaux d’études depuis six ans sur ce méga contrat. Ils se sentent donc floués d’avoir investi autant d’énergie pour rien. Collectivement, nous étions fiers de vendre des équipements sophistiqués à une grande nation comme l’Australie. Au sein de la CGT, nous étions aussi satisfaits car ce contrat ne posait pas de problème moral, contrairement aux livraisons de navires Augusta au Pakistan ou encore de bâtiments de surface à l’Arabie Saoudite, par le passé. En effet, aider un grand état comme l’Australie à bâtir sa souveraineté n’enfreint pas les statuts de l’ONU qui revendiquent la constitution de défenses non agressives. A LIRE AUSSI : Crise des sous-marins : une rencontre entre ministres annulés, Boris Johnson tente de consolerQuelles leçons doit tirer la France, selon vous, de ce camouflet ? En premier lieu, notre direction doit tirer pleinement les conséquences de cette annulation. Miser sur une stratégie...

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