Entre autres conséquences, la pandémie a gelé les réformes prévues par Emmanuel Macron et son gouvernement. Elle a aussi anesthésié le débat public sur la plupart des décisions économiques et sociales.
Covid-19 : l’action politique entravée par une crise interminableAFP

Editorial du « Monde ». Il n’y aura pas, cette année, de trêve estivale. Confronté à la quatrième vague épidémique, l’exécutif veut éviter l’effet de relâchement qui s’était produit l’année dernière. Les conseils des ministres sont suspendus, comme il est d’usage, mais le gouvernement reste sur le qui-vive. Emmanuel Macron prend ses quartiers d’été à Brégançon (Var), mais un conseil de défense sanitaire est prévu mi-août pour faire le point. Depuis un an et demi, l’épidémie dicte l’agenda et soumet les acteurs politiques à sa loi. Difficile d’imaginer que la France élira un nouveau président de la République dans moins de neuf mois, tant le débat public est anesthésié par les rebondissements de la crise sanitaire.

A ce stade, trois impacts majeurs peuvent être détectés. Le premier porte sur le contenu des politiques menées et des réformes annoncées. Tout ce qui a pour effet de créer des tensions supplémentaires dans un pays fatigué et tendu est différé. Coup sur coup, le gouvernement a repoussé la réforme des retraites, qu’il envisageait de reprendre sous une forme nouvelle, et celle d’EDF, qui faisait...

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