Peu d'entreprises sont équipées de capteurs de CO2, selon des spécialistes du secteur. Et aucune mesure contraignante n'est envisagée par l'exécutif pour lutter en France contre le virus, grâce à ces outils.
Covid-19 : la surveillance de la qualité de l'air en entreprise, grande oubliée de la lutte contre le virus ?

Scènes de la vie de bureau, près de deux ans après le début de la pandémie de Covid-19. La pause-café est de retour, tout comme la cantine en groupe et les pots festifs, tandis que le télétravail se fait plus rare. Conséquence : davantage de monde en entreprise et un relâchement sur le port du masque (toujours sur le nez, pas en dessous). Soit autant de facteurs qui favorisent la contamination par aérosols, principale cause de la recrudescence de la maladie, dont la cinquième vague est perceptible en France depuis près de deux semaines.

Quant à l'aération des lieux clos, un des gestes barrières vanté sans relâche par les scientifiques, elle se fait plus rare à l'approche de l'hiver. Alors que le virus se transmet principalement dans des espaces fermés et mal aérés, selon les épidémiologistes, la surveillance de la qualité de l'air en entreprise fait office d'angle mort de la lutte contre le Covid-19. Prônée par l'exécutif, elle n'a, jusqu'à présent, jamais été intégrée dans la liste des obligations faites aux sociétés pour endiguer la propagation du virus.

Avant la mise en place d'un nouveau protocole sanitaire en entreprise, lundi 29 novembre,...