Dans une série de 12 notes thématiques, la Cour des comptes entend jouer le rôle de vigie du vrai et du juste chiffre, à l'aube de la campagne présidentielle. Ce nouveau rôle divise jusqu'au sein de la vénérable institution, entre les modernes et les anciens. Les critiques y voient une dérive politique.
Cour des comptes : Pierre Moscovici, un président trop politique ?

« Nous devons dire la vérité aux Français », titraient nos confrères du Parisien ce jeudi 21 octobre. Avec la publication de douze notes thématiques, portant sur de grands thèmes du débat public, Pierre Moscovici, le premier président de l’institution, semble avoir délaissé l’hermine du juge financier pour la chasuble. Pas celle jaune fluo des gilets jaunes, mais plutôt celle du pasteur conduisant les citoyens sur le droit chemin de la pensée.Au sein de la vénérable institution, le sujet est brûlant. Et la ligne de fracture entre ces hauts fonctionnaires ne se dessine pas tant entre ceux de gauche et ceux de droite, mais plutôt entre les modernes et les anciens. « Pourquoi ces 12 sujets et pas d’autres ? s'interroge une huile de l'institution. À l’approche de la présidentielle, cette démarche a un aspect programmatique qui a fait l’objet d’intenses discussions en interne. L'aspect contradictoire et la discussion collégiale sont deux dimensions absentes de ces notes. La Cour des comptes n’est pas un think tank, et encore moins une officine électorale. »À LIRE AUSSI : C'est plus fort que lui : dans Les Échos, Moscovici plaide pour l'austérité budgétaireUne vision que réfute un autre...

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