L'ancienne buteuse de la Suède et de l'OL Lotta Schelin, consultante pour « Le Monde » pour cette Coupe du monde, revient sur l'utilisation trop pointilleuse du VAR.

Chronique. Le VAR (assistance vidéo à l’arbitrage) est au départ une idée intéressante quand elle permet d’éviter les erreurs grossières d’arbitrage, celles qui peuvent changer le cours d’un match, à l’image d’un ballon qui est bien entré dans les buts. Mais je trouve qu’on l’utilise trop sur des détails. Le VAR joue un trop grand rôle dans cette compétition jusque-là, et c’est dommage car le football doit rester spontané. C’est aussi l’œil qui doit décider, et pas seulement la vidéo.

Lors de ce Mondial, un certain nombre de penaltys sifflés ne l’auraient jamais été auparavant. Je sais que c’est ce que l’on recherche, si c’est penalty, c’est penalty. Mais alors pourquoi l’arbitre est-il là ? Il faut aussi faire confiance aux arbitres. Lors de Chili-Etats-Unis, l’arbitre juge que le pied de la joueuse américaine est finalement bien dans la surface pour quelques millimètres. C’est hyperprécis, alors que je pense qu’il faut laisser quelque chose au jugement en direct et spontané.

C’est exactement le même processus pour l’action qui a fait le plus parler depuis le début de la compétition, le penalty à retirer...

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