La Côte d'Ivoire s'achemine-t-elle vers une nouvelle crise meurtrière à quelques mois de la présidentielle ? L'inquiétude est perceptible à Abidjan, mais aussi en Afrique de l'Ouest, comme l'explique Alioune Tine à franceinfo Afrique.
Côte d'Ivoire : "2020, l'année électorale de tous les dangers"

Alioune Tine est un bon connaisseur de la Côte d’Ivoire. Ancien directeur du bureau Afrique de l’Ouest d’Amnesty international, il a suivi la terrible crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011 qui a fait 3 000 morts. Il s’inquiète aujourd’hui de percevoir les mêmes signes et les mêmes symptômes qui ont précipité il y a dix ans ce pays dans une folie meurtrière.

"L’histoire ivoirienne est un perpétuel recommencement. Et j’ai comme l’impression que personne n’en tire les leçons, surtout Alassane Ouattara qui a souffert, qui a été exilé. On pensait qu’après ce qui s’est passé avec Gbagbo, il serait l’homme du rassemblement, de la réconciliation et de l’unité", explique-t-il.

Alassane Ouattara "n’a fait que manœuvrer pendant ses deux mandats"

Alioune Tine reconnaît que le président Ouattara a beaucoup construit depuis son arrivée au pouvoir. Mais il regrette qu’il n’ait pas fait grand chose pour consolider la démocratie et la réconciliation. Il décrit à franceinfo Afrique un homme prêt à tout pour neutraliser ses adversaires politiques. Il n’a fait que manœuvrer pendant ses deux mandats, déplore-t-il.

La question...

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