Cinq réacteurs nucléaires ont été mis à l'arrêt par EDF en raison d'un problème de corrosion identifié sur leurs circuits de refroidissement de secours. Quelles sont les implications de cette anomalie pour la sûreté nucléaire et la sécurité de l'approvisionnement en électricité ?
Corrosion dans plusieurs centrales nucléaires françaises : quels sont les risques ?

Va-t-il y avoir un effet domino ? Ce vendredi 14 janvier, la filière nucléaire française en est rendue à cette question. EDF a décidé de prolonger l'arrêt de certains de ses réacteurs nucléaires, dans lesquels des problèmes de corrosion ont été identifiés sur le circuit de refroidissement de secours, jusqu’à la fin de l’année. Sur les 56 réacteurs du parc nucléaire français, cinq sont à l'arrêt à cause de cette anomalie : quatre pour lesquels elle a été identifiée de manière certaine, et un pour lequel elle est soupçonnée. Que sait-on précisément de cette anomalie ? Va-t-on devoir mettre à l’arrêt d’autres centrales si cette anomalie est générique ? Quelles sont ses implications pour la sûreté nucléaire ? Et pour la sécurité de l’approvisionnement en électricité ? Si la situation précise est encore très floue, voici quelques éléments de réponses.PlomberieÀ l’origine, EDF a identifié, lors de la visite de sécurité décennale de la centrale de Civaux (Vienne), un défaut sur un coude de la tuyauterie raccordant le circuit de refroidissement de secours de la centrale à son circuit primaire. Kézaco ? De manière très schématique, le circuit primaire, qui se trouve dans l’enceinte de...