Le maire d'Alost en Belgique a balayé dimanche les accusations d'antisémitisme qui visent le carnaval de sa commune, rayé en décembre du patrimoine immatériel de l'Unesco, expliquant qu'il était permis de "rire de tout" pendant ce rituel festif de trois jours.
"Ce n'est pas une parade antisémite" : le Carnaval d'Alost, rayé par l'Unesco, commence aujourd'hui

"Laissez Alost être Alost", a lancé l'élu nationaliste flamand (N-VA) Christoph D'Haese devant des journalistes peu avant le départ, prévu à 14h00, du principal défilé du carnaval. "Ce n'est pas une parade antisémite, Alost n'est pas une ville antisémite", a-t-il insisté.

Retrait de la liste du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco en décembre

Une vaste polémique avait suivi l'édition 2019 de ce carnaval vieux de 600 ans quand un char caricaturant des juifs orthodoxes avec des nez crochus, assis sur des sacs d'or, avait pris part au cortège. Elle a abouti au retrait du carnaval de la liste du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco, une mesure inédite.L'organisation onusienne a fustigé lors d'une réunion décisive en décembre les "répétitions récurrentes de représentations racistes et antisémites" dans cette manifestation festive. A ses yeux, elles sont incompatibles "avec l'exigence du respect mutuel entre communautés, groupes, individus...".

A l'approche de l'édition 2020, des représentants de la communauté juive et l'ambassadeur d'Israël en Belgique Emmanuel Nahshon ont exprimé des craintes sur la réapparition de "clichés...

Faites une action inoubliable : en savoir plus sur le leg Unicef

Vidéo : Bug à la pompe essence : le carburant est gratuit !