Le fichier automatisé des empreintes digitales dispose à ce jour des empreintes digitales de plus de 6,2 millions d'individus identifiés (auxquelles s'ajoutent plus de 220 000 traces relatives à des individus non identifiés)
«Cas n°2: les empreintes digitales». La chronique de Christophe Ingrain et Rémi Lorrain

« Les empreintes digitales ne sont pas utilisées dans le cadre d’enquêtes financières ».

Le relevé des traces papillaires (empreintes digitales) n’est pas seulement utilisé sur les scènes de crime et dans les locaux cambriolés. En droit pénal des affaires, les enquêteurs recherchent et exploitent eux aussi les traces laissées par les doigts sur tous types de documents.

Encore récemment, la presse a évoqué l’usage de cette technique dans le cadre d’un dossier de corruption relatif à un appel d’offres dans un marché public. Au cœur de l’enquête, un document confidentiel qui aurait été porté à la connaissance d’un des concurrents, lui conférant un avantage certain et indu. Pour tenter de le démontrer, les enquêteurs n’ont pas hésité à faire relever les traces papillaires figurant sur cette pièce et à les comparer aux empreintes des différents suspects. Difficile, le cas échéant, pour un lecteur ainsi identifié de contester avoir eu en mains un document qu’il prétendait jusque-là n’avoir jamais lu !

Dermatoglyphes. L’identification des empreintes digitales est rendue possible par l’existence des plis très fins...

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