Carrefour et le cycle du pangolin

S’il se concrétisait, le rachat inattendu de Carrefour par le canadien Couche-Tard illustrerait de manière éclatante l’entrée dans le monde d’après. Ce rapprochement inattendu tiendrait d’abord aux spécificités du pionnier français des hypers, une belle endormie affaiblie par une internationalisation historiquement mal gérée. Mais pas que. Il montrerait aussi que l’économie post-Covid a commencé sa mutation. Avec, comme pour le virus, ses variants et ses invariants.

Côté invariants, le constat s’impose : la démondialisation tient du concept, pas de la réalité. La course à la taille par consolidations transfrontières reste d’actualité. Dans la même veine, le capitalisme garde du ressort. Malheur à ceux dont la rentabilité défaillante plombe la valorisation : ils deviennent des proies. A la différence de 2008, accès au crédit et boom boursier incitent aux fusions-acquisitions.

Côté variants, la crise sanitaire se révèle comme un incroyable accélérateur de transformations, sans pitié pour les déclassés. Plus que jamais les disruptions des géants du net rendent caducs les anciens modèles. Plus que jamais les nouveaux usages...

Retrouvez le goût d'apprendre ! Des milliers de cours interactifs 100% en ligne sur tous vos sujets préférés !

Vidéo : Bug à la pompe essence : le carburant est gratuit !