Contre l'avis du chef du gouvernement, la Chambre des Lords a adopté lundi 20 janvier un amendement visant à protéger les droits des ressortissants des pays de l'Union européenne vivant au Royaume-Uni après le Brexit
Brexit: les Lords s’opposent à Boris Johnson

Pour la première fois, le Premier ministre conservateur Boris Johnson a été mis en minorité par les Lords depuis son triomphe aux élections générales du 12 décembre.

Déposé par les libéraux démocrates, l’amendement adopté par les Lords par 270 voix contre 229 octroierait aux ressortissants des pays de l’UE le droit automatique de rester en Grande-Bretagne après le divorce fixé au 31 janvier.

Le texte voté par la Chambre des communes, où le Parti conservateur de Boris Johnson dispose d’une confortable majorité, prévoyait que ces ressortissants, estimés à 3,6 millions de personnes, devraient effectuer une démarche auprès des autorités pour obtenir le droit de rester au Royaume-Uni.

Inquiétude. En cas de succès, ils obtiennent un code électronique qu’ils peuvent présenter à ceux qui leur demandent une preuve de domicile. Or, pour Jonathan Oates, du Parti libéral-démocrate, dans l’opposition, sans document écrit, les citoyens de l’UE seraient « sérieusement désavantagés » dans leurs démarches avec l’administration, ou pour trouver un logement par exemple.

En visite à Londres la semaine dernière, le référent sur le Brexit...

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