Migrants, licences de pêche, sous-marins… entre Britanniques et Français, les dossiers fâcheux s'accumulent. Une difficulté pour Macron : pour rester fidèle à sa stratégie européenne, il doit compter sur les soutiens des autres États membres. Pas simple.
Boris Johnson, ce caillou dans la chaussure de Macron

Débarrassé de la perfide Albion, Emmanuel Macron pensait présider en majesté l’UE à partir du 1er janvier, célébrer la « souveraineté européenne » et, au passage, en profiter pour s’imposer dans la dernière ligne droite de la présidentielle française. Las ! Tel le sparadrap du capitaine Haddock, l’affreux Premier ministre britannique Boris Johnson, « BoJo » pour les intimes, a décidé de fêter à sa façon l’an I de sa « Global Britain » post-Brexit.Le 26 novembre, les pêcheurs français en colère, car privés de licences de pêche britanniques depuis un an, bloquaient les ports de Calais et Saint-Malo. La veille, après la mort tragique de 27 migrants dans la Manche, Johnson rendait publique une lettre à Macron, immédiatement dénoncée comme « indigente » par Paris. La ministre de l’Intérieur britannique, Priti Patel, était alors brutalement « désinvitée » d’une réunion ministérielle prévue à Calais et destinée précisément à renforcer la coopération avec le Royaume-Uni contre le trafic de migrants…« Boris Johnson voulait montrer à ses électeurs que son Brexit fonctionne et qu’il a désormais "repris le contrôle". »Dans le même temps, EDF se demande ce qu’il reste de ses projets de...