Le photographe Alexander Vasukovich explique comment il exerce son métier au milieu des manifestants, dans sa ville natale de Minsk, face à la répression de la police.
Biélorussie : « Pour les citoyens, le travail de témoin est indispensable »

Alexander Vasukovich, 35 ans, est né et vit à Minsk. Depuis le scrutin présidentiel du 9 août, ce photographe indépendant, habitué des projets au long cours, arpente les rues de la capitale biélorusse aux côtés des manifestants qui contestent la réélection d’Alexandre Loukachenko.

Depuis le 9 août, la répression violente alterne avec des phases d’accalmie. Comment couvre-t-on un tel événement, en dépit des dangers ?

On apprend d’abord à vivre avec l’inquiétude. Quand je sors le matin faire des photos, je ne sais pas si je rentrerai chez moi le soir, ou si je serai en prison. Les policiers sont partout : les forces antiémeute, mais aussi des agents en civil. On ne peut rien faire contre eux : ils vous surveillent, vous arrêtent et décident de votre sort. Malgré ma vigilance, j’ai été arrêté une fois, et détenu pendant vingt-quatre heures pour avoir participé aux manifestations. J’ai eu de la chance…

Après les résultats de l’élection, en août, la police prenait ostensiblement pour cible les journalistes. Je les ai vus tirer des balles en caoutchouc sur des confrères, pourtant accrédités par les autorités...

Aidez Unicef à venir en aide aux enfants démunis ! Découvrez le leg

Vidéo : Bug à la pompe essence : le carburant est gratuit !