Bernie Sanders, contre vents et marées

Avec son air de vieil « indigné », un discours et un programme clivants se réclamant du socialisme, mot totalement incongru jusque-là aux Etats-Unis, Bernie Sanders ne devrait pas caracoler en tête de la course à l’investiture du parti démocrate pour la Maison Blanche. Pourtant, faisant mieux encore qu’en 2016 où il avait été devancé deux fois sur trois par Hillary Clinton à ce même stade de la compétition, le sénateur du Vermont en est à trois victoires consécutives dans les caucus de l’Iowa et du Nevada, ainsi que dans la primaire du New Hampshire.

Présenté comme l’élu d’un Etat blanc, sorte de gourou « bobo » plébiscité par de jeunes idéalistes, il était censé ne pas « accrocher » avec les minorités, qu’elles soient hispaniques ou noires, dévolues, disait-on, à Joe Biden, l’ancien bras droit de Barack Obama à la vice-présidence des Etats-Unis. Or sa performance dans le Nevada prouve le contraire. Bernie Sanders y a même attiré sur son nom des électeurs modérés.

Assuré du soutien de 35 délégués sur les 1991 nécessaires, l’intéressé a encore du chemin à faire avant d’être investi. Mais il est, d’ores...

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