M-art-keting. Diversité culturelle et audience mondialisée ne sont pas incompatibles
«Banane flambée». La chronique de David Lacombled

C’est de la culture, idiot. Rarement une banane aura fait couler autant d’encre que celle scotchée contre un mur par l’artiste Maurizio Cattelan. Vendue 120 000 dollars, son prix a augmenté de 25 % aussitôt mangée, au sens propre, par un autre artiste. Lequel, David Datuna, a déclaré « j’ai attendu d’avoir faim » pour justifier son happening . Qu’importe le fruit, pas tant défendu que cela - il a aussitôt été remplacé - pourvu qu’on ait l’ivresse. L’événement a généré plus de 30 000 reprises sur les réseaux sociaux, Instagram en tête, dans les 24 heures suivantes selon l’Observatoire social média - Smiling People.

Comédie humaine. Cette œuvre existe en cinq exemplaires identiques. Tous vendus sous le nom prédestiné de « Comedian ». Il s’agit bien d’une œuvre dès lors qu’elle a trouvé son public et son jugement. Pourtant, les copies et la contrefaçon sont ici aisées.

Le prix de l’œuvre frappe les esprits avant tout. Rapporté à la simplicité apparente du geste et au prix connu de la matière première, il en devient sidérant. En matière d’art, on le sait bien, la subjectivité tient une place...

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